Joachim du Bellay

(Lire 1522- Paris 1560)
Poète français
   Du Bellay abandonne la carrière militaire pour les études avec Dorat pour maître, qu'il partage avec Ronsard. Il est le premier du jeune groupe d'amis de la Pléiade à publier : "Olive" (1549). C'est à lui aussi que l'on doit le programme du groupe, "Défense et illustration de la langue Française" (1549) qui s'inspire en fait beaucoup de "l'Art poétique" de Sébillet avec lequel il entretient une certaine controverse. Dans la "Défense", du Bellay prend position contre la poésie artificielle et les traductions (imitations). Il recherche une poésie plus authentique, plus inspirée sans toutefois renier les grands modèles italiens que sont Pétrarque, Boccace et Dante.

   Il suit son oncle, cardinal à Rome, où il va passer de nombreuses années. Il y travaille aux "Regrets" et aux "Antiquités de Rome" écrits tous les deux en majorité en alexandrins. Preuve que même à Rome, du Bellay était au fait des avancées poétiques faites à Paris par ses complices. Bien que grand ami de Ronsard, il finit par dénoncer les conventions de style (Ronsard voulait, à une époque, imposer Pindare comme modèle) et développe une poésie originale, loin des sources classiques. Ses deux oeuvres romaines résonnent de la plainte de l'éxilé et d'une certaine ironie face à une Rome décadante et éloignée de son modéle antique.


FD
Retour à la page des arts & lettres
Retour à la page sur la France
Retour au sommaire principal