Laurent de Médicis, dit le Magnifique (Florence 1449-Careggi 1492)
Laurent était le petit fils de Cosme et bien avant la mort de son père (Pierre le goutteux) en 1469, lui et son frère Julien furent familiarisés avec les affaires de la République. Cependant en 1478, les deux héritiers furent victimes d'une conspiration (dite des Pazzi) et seul Laurent en réchappa. Le peuple furieux de la conspiration égorga les conjurés et le pouvoir de Laurent s'en trouva affermi. Mais le Pape qui était le principal instigateur du complot excommunia Laurent et lui fit la guerre pendant deux ans.
Devenu Prince, Laurent s'efforça de marcher sur les traces de son grand-père en profitant toutefois d'une époque plus pacifiée et en le surpassant même dans les domaines artistiques et scientifiques. C'est ainsi qu'il fut le protecteur de nombreux artistes dont le peintre Michel-Ange, le poète Angelo Politien, les sculpteurs Bertoldo di Giovanni et Andrea Verrocchio (qui initia le jeune Léonard de Vinci), l'organiste flamand Isaac Heinrich, et les architectes Giuliano da Maiano et Giuliano Sangallo. Il prit aussi commande auprès du peintre Botticelli de compositions mythologiques. Il fut aussi le protecteur d'humanistes comme Pic de la Mirandole et du réformateur Savonarole, et aussi de son compatriote Amérigo Vespucci, le futur explorateur qui était encore à l'époque son représentant à Séville dans le commerce lié à la constuction navale. Lui-même s'essaya à l'écriture de poésies.
Sur le plan économique, Laurent de Médicis ne fut pas aussi heureux. Sa munificence et son désintérêt des affaires mercantiles lui coûtèrent cher, et même s'il ne connut pas la ruine, il perdit beaucoup d'argent lors des faillites de plusieurs de ses filiales de Londres, Bruges et Lyon.
Laurent eut trois fils. Pierre qui lui succéda en 1492 avec moins d'habileté dans le gouvernement de la république et qui fut le grand-père de la célèbre Catherine, Jean qui devint Pape sous le nom de Léon X, et Julien.
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